Carnet de route
Tour des Gorges de Galamus
Le 27/04/2026 par COULON Hoel
C'est en compagnie de Laurence et Guilhem que nous nous lançons sur le tour complet des Gorges de Galamus par les hauteurs. Démarrage sur les coups de 9h du parking des Gorges pour rejoindre le cours de l'Agly, que nous traversons au sec par la passerelle. De là, un petit chemin atteint la Coume de Tiols à travers les rochers. Ce cheminement agréable serpente dans le lit d'un rec sans doute perpétuellement à sec, et ce même après les récentes et abondantes précipitations. Nous ne gouttons au soleil matinal qu'une fois sortis de la combe très protégée par les reliefs alentours.
Après avoir atteint la pointe ouest du parcours vers Camps-sur-l'Agly, nous voilà obligés de retraverser le fleuve. La passerelle nous paraissant quelque peu scabreuse en l'absence du platelage (il ne reste que les traverses hérissées de clous), nous choisissons collectivement d'opter pour la traversée par le gué. Guilhem n'aura pas pu faire totalement sa démonstration de funambulisme ! L'eau abondante nous oblige à nous déchausser et à nous soutenir de bâtons improvisés. Arrivés sur le sentier cathare (GR 367), nous dépassons l'entrée nord des gorges et amorçons la belle remontée au col Das Souls (688 m) puis au Pech d'Auroux (940 m). Le sommet pelé est lacéré par de fortes rafales de vent qui doivent facilement atteindre les 80 km/h (voire davantage), nous ne nous attardons donc pas et déjeunons bien à l'abri. Parvenus au Pla de Brézou, nous entamons la descente par le col de Corbasse (419 m) sur une bonne piste, et une dernière montée nous permet de rejoindre notre point de départ.
Nous ne manquons pas de faire le pèlerinage obligé au fameux ermitage Saint-Antoine de Galamus, qui allie harmonieusement formation naturelle et construction humaine, cette dernière parvenant à s'effacer dans son environnement particulièrement pittoresque. Dédié au plus célèbre des Pères du Désert, qui vécut au IIIe siècle dans le désert égyptien, l'ermitage aurait été fondé au XVe siècle par des moines franciscains. Abandonné à la Révolution, l'ermitage est relevé par le Père Marie-Joseph Chiron à partir de 1843. Le lieu figure en bonne place dans le Voyage pittoresque dans les Pyrénées françaises de Melling et Cervini, qui y font halte en 1821 et en ont tiré une belle gravure. C'est remplis de la spiritualité des lieux que nous redescendons dans la plaine pour un retour à la réalité quotidienne, juste à temps pour aller voter au premier tour des municipales.





