Carnet de route
Trois jours en Haute-Ariège
Le 22/05/2026 par COULON Hoel
Le principe de cette randonnée est de partir trois jours en itinérance et en autonomie. Trois participantes ont répondu présent : Sonia, Caroline et Laurence (Floriane, revenue un peu malade d'un séjour égyptien, n'a malheureusement pas pu être des nôtres). Nous partons de Carcassonne à 7h, arrêt à Fanjeaux pour récupérer Sonia et Caroline, puis L'Hospitalet-près-l'Andorre, point de départ de notre équipée.
J1 : 22/05/2026 – De l'Hospitalet au refuge de Siscaró
Montée régulière et forestière pour commencer, parfaite pour s'accoutumer ou se réaccoutumer au poids du sac chargé pour ces trois jours d'autonomie. Nous prenons la direction de l'Andorre, plein ouest, et rejoignons assez rapidement le vallon du Siscar. La flore printanière nous sourit, ouvrant largement ses corolles de soleil, d'azur ou de sang, se succédant au fil des étages depuis l'anémone sylvie jusqu'à la gentiane printanière. Nous déjeunons sur les bords de l'étang du Siscar, non loin du petit abri insolite bâti en promontoire sur l'ancien barrage aujourd'hui inopérant.
Nous faisons ensuite notre première traversée de torrent, pieds nus car la fonte des neiges est intense. Au-dessus de 2200 d'altitude, nous touchons en effet désormais de vastes zones enneigées. Parvenus au pied de la Portelha de Siscaró, passage obligé pour arriver en Andorre, nous nous frayons un passage dans une des rares zones non enneigées pour gagner la crête frontière, puis nous entamons la descente du vallon de Siscaró, qui devient débonnaire, occupé par une poignée de petits lacs. Nous gagnons ainsi la luxueuse cabane andorrane de Siscaro très bien tenue, qui offre un grand dortoir et un espace à vivre, que nous occuperons seuls cette nuit. Étant arrivés tôt, nous en profitons pour faire une petite révision (ou apprentissage) des techniques de sécurité basiques en randonnée alpine.
J2 : 23/05/2026 – Du refuge de Siscaró à la cabane de la Vésine
Après cette première nuit et les ablutions matinales, nous voici repartis cette fois au nord-est, sous un soleil toujours plus présent. Nous montons sur un versant nord encore bien occupé par la neige, que nous quittons toutefois une fois arrivés au cœur du vallon du Juclar et de ses deux beaux lacs. Le pic de Rhule se dresse en face de nous une fois arrivés à la Collada de Juclar, mais nous jugeons l'ascension prématurée au vu de la neige encore omniprésente. Nous passons donc par le col de l'Albe pour retourner en France, tutoyant au passage le pic d'Escobes et ses voisins. Après avoir égrené le chapelet des lacs de l'Albe, nous passons dans le vallon voisin de Pédourrès. S'ensuit la seconde traversée de torrent déversoir de l'étang de Pédourrès, obligatoire pour gagner la Portella du Sisca et retrouver le vallon de Siscar. La chaleur se fait sentir plus durement dans ce petit vallon protégé du vent, malgré l'altitude assez élevée de 2300-2400 m. De ce dernier col, il ne reste plus qu'à redescendre le vallon déjà parcouru la veille pour trouver notre cabane de la Vésine. Plus spartiate, elle offre cependant deux vastes bas-flancs pour le couchage, ainsi qu'une table et des bancs. En outre, elle est dépourvue de rongeurs !!! Nous disposons d'un bon quartier libre, étant arrivés tôt à la cabane, ce qui est heureux car un orage très localisé vient à éclater, entraînant quelques précipitations.
J3 : 24/05/2026 – De la cabane de la Vésine à L'Hospitalet
Nous partons pour notre dernier jour de marche, pour un retour sur nos pas jusqu'à la Portella de Siscar. Nous profitons de la proximité du pic de Nérassol (2633 m) pour en faire l'ascension, ses flancs sud et ouest étant totalement déneigés. Il nous consent une vue directe sur l'ensemble du massif d'Escobes, mais aussi sur tous les sommets de Haute-Ariège et du voisinage. Plutôt que de descendre directement du Nérassol sur l'Hsopitalet, nous décidons de prolonger un peu la balade et de redescendre sur Pédourrès pour monter à la Tosse du même nom, une « bouse » (sommet informe) déneigée qui offre néanmoins une belle vue. De là, nous parcourons cette vaste étendue qui s'étire depuis la Tosse de Pédourrès jusqu'au Pic des Maures, non sans quelques passages alpins intéressants. Parvenus au-dessus de la Jasse de Brougnic, cabane pastorale, nous dévalons la pente pour y parvenir et manger notre déjeuner, terminant pour la plupart nos dernières provisions. Il ne reste plus qu'à descendre les quelques petits kilomètres qui nous séparent de la « civilisation », sous un soleil de plus en plus brûlant, pour un retour dans la chaude plaine dont nous nous serions bien passés !





